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Un « joujou » déjà cassé !!

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nfin l’identité du futur (même si officiellement des auditions auprès de diverses commissions doivent encore avoir lieu) responsable de France Télévisions est connue. Bataille au long cours qui aura alimenté la gazette de longs mois durant, faisant échouer tour à tour les prétendants (même les plus soutenus) pour en arriver à choisir Rémi Pflimlin comme successeur de Patrick De Carolis à la tête du Groupe public. Un jeu de massacre auquel quelques « enfants gâtés et zélés » se sont amusés pensant tout savoir et surtout étant sûr de ne pas se brûler, bien mal leur en a pris.

Sans même s’attarder sur le profil de Pflimlin (qui connaît déjà France Télévisions pour avoir dirigé France 3 par le passé), il s’agit de comprendre comment l’exécutif voulant se façonner un service public de l’audiovisuel sur mesure s’est profondément trompé, attisant autour de lui toutes les craintes, méfiances et amalgames d’une société sous pression. Rémi Pflimlin ou comment opter pour celui que l’on n’a pas choisi.

Car l’information était sortie depuis de longs mois dans la presse selon laquelle le jeune loup de Lagardère et d’Europe 1, Alexandre Bompard était plus que pressenti pour prendre la direction de France Télévisions. Jeune cadre dynamique, à la réussite certaine à Canal + par le passé puis actuellement à Europe 1, son profil corroborait complètement avec les envies pressantes d’un bouleversement profond au cœur de France Télévisions (amorcé par la réforme de l’audiovisuel et la suppression partielle de la publicité).

Néanmoins, l’exécutif ayant les coudées franches pour mettre en action son plan s’est fait rattrapé par le contexte. Car comme dans tout bon produit de communication un texte n’est pas grand chose sans son contexte. Vouloir introniser Bompard, c’était un plan ambitieux pour le groupe public qui allait très certainement s’en trouver fortement modifié. Etre désigné par l’exécutif, être connu comme étant proche du pouvoir dans un contexte où les privilégiés de l’Etat ont mauvaise presse (cf. Woerth / Bettencourt), cela ne pouvait manifestement pas être la solution idoine. De fait, mettre en scène Rémi Pflimlin, c’est braquer les projecteurs sur un inconnu du grand public, qui véhicule avec lui une image lisse qui sera, pour une part, atténuer les inquiétudes légitimes liées à son mode de nomination. Par ailleurs, ce choix a été majoritairement bien accueilli par la classe politique (le choix de l’homme et non son mode de désignation).

Mais la question demeure. Pourquoi s’être fabriqué un « jouet » sur mesure avec l’audiovisuel public alors que l’on est même pas capable de pouvoir en profiter pleinement ? Pourquoi avoir dépensé tant d’énergie pour un mode de désignation qui attise la colère de tous ceux qui se soucient de la liberté de la presse et des médias ?

La probabilité du boomerang est avancée par certains. En tous états de cause, cette situation au delà de l’aspect purement rocambolesque (attente interminable avant la désignation) montre bien comment l’exécutif voue une adoration aveuglante envers le système médiatique lequel par son apparence tentaculaire, s’infiltre dans toutes les sphères de la société et se trouve donc soumis à toutes les turbulences contemporaines. L’exécutif a brisé une partie de son nouveau « joujou« , il lui reste maintenant à grandir, comprendre comment ce jouet fonctionne au mieux et le reconstruire patiemment. Mais que voulez-vous certains enfants sont si impatients…

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