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Et pendant ce temps là… #2

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econd article de la rubrique « Et pendant ce temps là…« . Quel en est le principe ? Un fait d’actualité massivement traité par les médias, cela se produit quotidiennement et se trouve même être une des raisons de subsistance de ces mêmes médias. Effet loupe, exagération par un traitement disproportionné, les aléas de ce genre de pratiques médiatiques sont bien connus. Tandis que le soufflet médiatique redescend, focalisant toute son attention vers de nouvelles cibles, les actualités perdurent et demeurent, elles. Mais avec quelle visibilité médiatique ? Ce qui fait scandale sous le feu des projecteurs ne l’est-il plus une fois la furia passée ? Quelles stratégies sont mises en place afin d’occulter une information quelque peu gênante par autre chose ? « Et pendant ce temps là… » c’est un peu tout ça à la fois. Second sujet d’observation, les inondations au Pakistan.

Qu’il est compliqué pour la majorité des médias de rendre compte de l’actualité (même la plus dramatique qu’il soit) lorsque cela se déroule dans un pays dont l’existence même n’effleure pas la majorité des consciences du public. C’est exactement face à ce dilemme que les médias se retrouvent confrontés avec ces inondations au Pakistan.

Qu’est ce que le Pakistan pour le public ? Mis à part le folklore local et citadin que l’on attribut aux pakistanais vendant des fleurs en terrasse, les accointances avec les organisations terroristes et les tensions avec son voisin indien, ce pays n’a aucune existence médiatique. Qui plus est, sa situation géographique, coincé entre l’Inde, la Chine et l’Afghanistan n’est pas favorable à son rayonnement international et médiatique.

Dès lors, tisser un lien fort et prenant avec un public occidental devient beaucoup plus compliqué. Les régions, les villes évoquées disposent de très peu de résonance dans nos cultures quotidiennes, le Pakistan résonne comme un pays éloigné auquel cas, l’effet du « mort au kilomètre » a du mal à sensibiliser l’opinion (à l’inverse des inondations récentes dans le Var qui ont massivement sensibilisé l’opinion et les médias). Par ailleurs, les images qui nous parviennent de cette catastrophe ressemblent à « n’importe quelles images » provenant d’inondations tout comme les quelques témoignages qui peuvent être recueillis.

C’est ainsi que de ces observations émerge un autre état de fait quant à la mise en sourdine partielle de cette catastrophe, l’habitude des images catastrophiques. Dès à présent, une tragédie se doit de sortir des sillons préalablement établis pour focaliser durablement les médias. Prenons pour se faire quelques exemples marquants de ces dix dernières années : le 11 septembre, le tsunami en Asie et l’éruption volcanique en Islande. Naturellement, ce dernier argument ne tient pas lieu de clé à toutes les explications, il est une seule facette du phénomène. Mais ces trois événements listés répondent de cette logique de l’extraordinaire au sens littéral du terme.

Point d’orgue de cette mise à l’écart, que l’information soit d’importance, qu’elle implique un nombre considérable de victimes et nécessite une mobilisation générale ne suffira jamais à maintenir le haut du pavé dans une logique vouée à l’information spectacle. Et dans ce « jeu du cirque« , le public est toujours demandeur de plus de spectacle, malheureusement.

LES INONDATIONS AU PAKISTAN

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