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Et quid de la social radio ?

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C’est à la suite d’un court échange effectué avec @EmmaaanuelleP que l’évidence est apparue. Depuis quelques mois on parle de plus en plus de la social TV qui va faire de la télévision un média d’échange en direct autour d’une communauté artificiellement créée le temps d’une émission. Mais qu’en est-il des autres médias ? Est ce que la social radio est un concept en devenir ou cela ne se produira-t-il jamais ?

Lorsque l’on évoque le terme de social radio on ne peut s’empêcher de faire l’analogie avec ce que la social TV a dores et déjà démontrée dans ses usages. Dans les faits, en appliquant le même patron pour la radio, on pourrait parier sur une augmentation et une densification des échanges autour de chaque antenne et des programmes. De plus, la social TV entrouvre la porte aux téléspectateurs à une participation plus importante aux programmes.

Cependant, cette promesse nouvelle en télévision ne semble pas du tout l’être en radio. Le fait de solliciter très régulièrement le public dans le déroulement des émissions est très fréquent. De longues dates des émissions dites de « libre antenne » existent sur les ondes, sans que ce phénomène ne soit marketé comme l’est la social TV. Ainsi, la radio semble présenter une facette originelle qui fait que l’interaction et la proximité avec le public est présente depuis l’origine. Non aveuglé par le décorum et la mise en scène de la télévision, la radio paraît jouer à armes égales avec son auditoire dans le sens où seul le son est présent, faisant ainsi naître l’idée d’un média qui ne nécessite pas une maîtrise technique importante pour l’appréhender.

Par conséquent, évoquer la social radio, c’est lancer le défi de trouver les nouvelles formes d’interaction que la radio n’a pas encore sollicité. La prise de parole, le témoignage sont devenus communs en radio. Quel serait alors le nouveau lien que la radio devrait tisser avec son public ?

Dans une apparente équité avec le média, la radio pourrait creuser le sillon du fact checking. Jusqu’à présent, l’auditeur contributeur en radio était dans une position réactive vis à vis de l’information. Une information était émise en radio, laquelle était ensuite commentée, justifiée, éprouvée ou non par le vécu citoyen. Dès lors, avec l’avènement en cours du fact checking, on pourrait interpréter la parole de l’auditeur comme active et non plus réactive. A lui de donner son point de vue en avance sur le questionnement formel radiophonique, à lui de pointer les incongruités des intervenants, à lui de faire avancer le débat grâce à des éléments rigoureux qui pousseront d’un seul fait le débat dans d’autres sphères, non circonscrites à celles préalablement préparées par les rédactions et dans lesquelles on laisse joyeusement s’ébattre intervenants et auditeurs.

Si l’on doit à l’heure actuelle parler de social radio, elle s’inscrirai en tout première lieu dans la bascule du rôle de l’auditeur réactif vers celui d’auditeur actif ou quand l’habitus radiophonique trouvera assez de souplesse pour prendre le risque de l’auditeur concerné.

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